Presse-motte ou godets : combien de temps gagne-t-on vraiment ?

En maraîchage, le temps passé en pépinière ne se rattrape pas ailleurs. Entre le remplissage des contenants, le semis et surtout le repiquage, la production de plants mobilise des heures à chaque cycle. C’est sur ce poste que le presse-motte se distingue le plus nettement des godets et des plaques alvéolées : il agit là où le temps se perd.

En résumé

Le presse-motte fait gagner du temps à trois moments : au formage, en produisant plusieurs mottes d’un geste ; au repiquage, en supprimant le dépotage ; et sur la durée, en permettant de travailler debout. Plus vous produisez en volume, plus ce gain pèse sur votre saison.

1 Au formage : plusieurs mottes d’un geste 2 Au repiquage : directement en terre 3 À la cadence : tenir le rythme

Au formage : plusieurs mottes d’un seul geste

Remplir des godets un par un, ou garnir une plaque alvéolée cavité par cavité, prend du temps dès que les volumes montent. Le presse-motte inverse la logique : une seule pression forme plusieurs mottes simultanément. Sur les formats professionnels, c’est jusqu’à 20 ou 30 mottes par geste. Sur une série de plusieurs centaines de plants, la différence de cadence se compte en sessions de travail entières.

Au repiquage : la motte va directement en terre

C’est le gain le plus sous-estimé. Avec un godet, chaque plant doit être dépoté individuellement avant la mise en terre, plant après plant. La motte pressée supprime cette étape : elle se plante directement, sans dépotage ni manipulation intermédiaire. Sur un repiquage de masse, le temps économisé est considérable, et le geste devient répétable sans à-coups.

S’ajoute un effet indirect : les racines stoppées à l’air libre ne forment pas de chignon, la reprise est plus franche, et vous passez moins de temps à remplacer les plants qui n’ont pas pris.

À la cadence : tenir le rythme sans se courber

Gagner du temps ne sert à rien si l’on s’épuise. Sur de longues séries, travailler courbé sur les bacs réduit le temps de travail effectif. La poignée haute de 70 cm permet de former les mottes debout et de soutenir le rythme sans fatigue lombaire, ce qui prolonge concrètement la durée des sessions productives.

Vous repiquez en série chaque saison ? Un presse-motte inox change concrètement le temps passé en pépinière, du formage jusqu’au repiquage.

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